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Des quartiers modèles pour un avenir durable

On ne construit plus en 2022 comme on le faisait dans les années 60 ou 70. Les quartiers qui jaillissent de terre ne sont pas pensés qu’en termes de logements. Et des concepts énergétiques globaux permettent de moins consommer les énergies, et d’en produire au besoin.

Texte: Michaël Perruchoud - Illustration et photo: Adobe Stock, SIG

Penser en termes d’efficience énergétique et de mobilité dès les premières phases de la conception est la clé pour créer des quartiers économes et durables. Le quartier de Belle-Terre, qui a vu le jour à Thônex, est un exemple de cette nouvelle approche globale.

«On doit penser les énergies différemment», Stuart Johnston, Directeur du portefeuille d’innovations à SIG, en est convaincu. Les nouveaux quartiers qui naissent sur le sol genevois sont un champ d’expérimentations qui permettront d’aller vers plus d’efficience énergétique, un processus dans lequel les habitantes et habitants sont de plus en plus impliqués. «Par le passé, quand un immeuble était créé, on amenait toutes les énergies nécessaires et les optimisations se faisaient à l’échelle d’une maison ou d’un immeuble.» Il est clair que les normes Minergie, par exemple, ont fait d’énormes progrès, mais la réflexion était souvent liée à un projet architectural, pas à un quartier dans son ensemble.

 

Optimiser les ressources énergétiques

Aujourd’hui, nous explique Stuart Johnston, nous avons affaire à de véritables concepts multifluides à une échelle beaucoup plus large. Mais que cachent donc ces mots? «Il s’agit d’abord d’une volonté d’optimisation des ressources d’un quartier, d’une augmentation de leur résilience», explique Stuart Johnston. «On peut prendre pour exemple une entreprise présente sur le quartier dont on pourrait capter les émissions de chaleur pour chauffer une école, ou des panneaux solaires sur la même école dont l’excédent de production pourrait servir à charger des vélos et voitures électriques… En faisant cela, nous sommes droit dans la transition écologique.»

 

Cette manière de concevoir le fonctionnement énergétique d’un quartier ouvre de grandes opportunités. Puisque l’efficience énergétique et les économies d’énergie ne sont plus vues comme des corrections ou des améliorations d’une situation existante, mais font partie de la conception même du quartier.

◖◖ Le quartier de Belle-Terre, à Thônex, a été conçu avec un concept multifluide. ◗◗

Une réalité différente pour chaque quartier

Le challenge réside dans le fait que chaque quartier est unique et présente des configurations différentes. Et un concept énergétique optimal valable pour le quartier de l’Etang ne serait pas forcément le même à Belle-Terre ou aux Vernets, et inversement. Ce qui impose des discussions avec les différents acteurs et actrices du projet et l’élaboration de solutions «sur mesure». SIG collabore étroitement avec l’OCEN (Office cantonal de l’énergie), très impliqué sur ces sujets. On l’a compris, il y a une méthode à appliquer lors de l’étude des opportunités d’un lieu. Ainsi, certaines régions du canton s’avèrent plus propices à la géothermie que d’autres. Il faut aussi intégrer les besoins énergétiques particuliers que peuvent avoir un hôtel ou un restaurant par exemple. «On n’aura pas la même réflexion si l’on évoque un quartier purement résidentiel ou un quartier mixte, avec davantage d’activités économiques.»

 

Panneaux solaires et production d’énergie

Les toits revêtent un intérêt particulier, puisque qui dit importante surface plane dit aussi potentiel photovoltaïque. En termes de réduction de la consommation, et donc d’une meilleure maîtrise des factures à l’heure où le prix des fluides augmente en lien avec la situation internationale, le fait de produire une partie de l’énergie consommée est un grand atout. Plus largement, la guerre en Ukraine a mis le doigt sur les risques de la dépendance énergétique et sur l’importance de développer au maximum les solutions locales.

 

La complexité se situe dans la multitude d’actrices et d’acteurs. Car les différentes parties prenantes du quartier ont des besoins auxquels il convient de répondre. «Il faut tenter d’y répondre de la manière la plus inclusive et collaborative possible», souligne Stuart Johnston. Les attentes sont là et SIG se voit sollicitée tant en termes de savoir-faire que d’innovation. «Notre capacité de proposer des solutions adaptées au quartier est essentielle.»

S’adapter en permanence

Cela, Stuart Johnston ne le cache pas, nécessite une remise en cause permanente et des adaptations dans les manières traditionnelles de faire de SIG. Mais il faut aller de l’avant, car l’urgence climatique nous impose d’accélérer la transition. La richesse d’une réflexion par quartier réside aussi dans cette multiplicité. Car, à chaque nouveau quartier, ce sont de nouvelles idées qui émergent.

 

Un concept énergétique multifluide est tout sauf gravé dans le marbre, il évolue au gré des innovations. Et Stuart Johnston témoigne de cette atmosphère à la fois studieuse et enthousiaste. «On mène actuellement de nombreuses expériences dans la thermique, dans le solaire et dans les batteries de stockage. On va de l’avant pas à pas, mais résolument. Car il est clair que cette manière de concevoir les énergies, moins centralisée, plus participative, avec un fort recours aux solutions locales, constitue la meilleure des réponses aux défis qui sont les nôtres.»

◖◖ Un concept énergétique multifluide est tout sauf gravé dans le marbre, il évolue au gré des innovations. ◗◗

Intégrer les aspects de la ville intelligente

Si l’optimisation énergétique d’un quartier est au cœur des attentions, Stuart Johnston précise que les réflexions vont encore plus loin. «Une approche smart appliquée à un quartier, c’est penser aux aspects sociaux et environnementaux, et intégrer dans le projet divers aspects de la ville intelligente. On parle là des besoins en biodiversité, en mobilité. C’est tout cela qui rend un quartier attractif.»

 

Des clientes et des clients plus impliqués dans les solutions énergétiques les concernant, des quartiers modèles qui tendent vers une neutralité énergétique, un pas résolu vers l’efficience énergétique… Ces quartiers nouveaux nous renvoient l’image d’une société moins énergivore et qui prend son destin en main.