Edition été 2019

En bref

Nouvelles du développement durable et actualités SIG

bref_sommaire

Innovation

Fonds Vitale Innovation: soutien financier aux projets verts

fonds_sommaire

Eco-responsable

Des vergers participatifs pour régénérer l’économie

verger_sommaire

Coulisses

GeniLac vu de l’intérieur

genilac_sommaire_haut

Partenaires

SIG au cœur de la vie locale

sig_sommaire

Parole de client

Le Curling Club de Genève primé

curling_sommaire

Rencontre

L’ASL, pour un Léman propre

asl_sommaire

Saveurs

Gastronomie digitale

gastronomie_sommaire

Nature

La vocation pédagogique des Berges de Vessy

vocation_sommaire

Agenda

agenda_sommaire

IDÉES DURABLES

Juan-Carlos Aldao et Maurice Camerin, spécialistes de conduites et d’exploitation.

 Coulisses 

 

GeniLac vu de l’intérieur

 

Le réseau GeniLac, fleuron de la thermique renouvelable à Genève, prend peu à peu son essor. De nombreuses enseignes du centre-ville s’y alimentent ou s’y intéressent de plus en plus précisément. Mais derrière le versant commercial, le suivi d’exploitation et la maintenance des installations sont essentiels. La qualité d’un réseau dépend en effet du savoir-faire et de la technique de ceux qui s’en occupent. 

 

Texte: Michaël Perruchoud /// Photos: Aurélien Bergot

Maurice Camerin et Juan-Carlos Aldao font partie des équipes qui pratiquent les installations GeniLac au quotidien. Ils en connaissent le fonctionnement sur le bout des doigts. Cette expertise est le fruit d’un travail de fond, puisqu’ils doivent maîtriser l’ensemble des installations.

En effet, dans ce projet qui raccorde les clients un à un, tous les dossiers présentent un certain nombre de particularités. «Nous héritons d’installations fort différentes, que nous devons adapter à notre réseau», explique Juan-Carlos Aldao. «C’est très intéressant du point de vue technique», confie Maurice Camerin. Les spécialistes de la thermique qui font avancer GeniLac sont reconnus pour leur expérience et leur savoir-faire. Leur mission est de décharger le client des préoccupations concernant la gestion de ses installations thermiques. «La dimension environnementale et locale, l’aspect innovant, mais aussi la performance énergétique sont très importants», reprend Maurice Camerin.

 

AU CŒUR DE GENÈVE

Si le projet GeniLac s’étendra dans quelques années sur la rive droite, en direction de l’aéroport, il se déploie pour l’heure au cœur de Genève. Cette partie du réseau est particulièrement sensible. Elle se construit en étroite concertation avec les clients, parfois même en raccordant des installations individuelles existantes. Car utiliser l’eau pour se réchauffer et se refroidir à grande ampleur, c’est une énorme avancée pour la thermique renouvelable. Et le grand atout de GeniLac, outre l’aspect inépuisable du Léman, c’est bien la température de l’eau, pompée à plus de 40 mètres de profondeur, qui est ainsi toujours constante (environ 7°C). «Le fait qu’il n’y ait pas de variations saisonnières de la température est un grand atout», confirme Juan-Carlos Aldao. «Nous collaborons avec des clients qui ont besoin d’une alimentation particulièrement fiable et précise, détaille Maurice Camerin. Je pense aux grands hôtels, où une panne peut se révéler très problématique. Nous devons réagir très vite. Ce ne serait pas du tout pareil si nous nous trouvions dans un bâtiment Minergie, par exemple, où la force d’inertie est grande et où nous aurions le temps de réparer une défaillance posément, sans que l’absence de chauffage soit ressentie.»

«Un système de double surveillance est mis en place par SIG. Un spécialiste peut prendre à distance les commandes de l'installation et effectuer les réparations devant son écran d'ordinateur.»

Juan-Carlos Aldao sur les pompes de distribution qui aspirent l’eau du lac pour la distribuer sur le réseau.

La transition énergétique en ligne de mire

 

Dans le grand défi qui s’annonce et qui mène vers une société plus propre, la question de la thermique est cruciale. En effet, un potentiel immense d’économies de CO2 se niche dans l’apport en chaleur et en froid des bâtiments. GeniLac, solution écologique utilisant les ressources locales, est un grand atout pour Genève.

AU CHEVET DU RÉSEAU 24H/24

Un système de double surveillance est mis en place par SIG. Un spécialiste peut prendre à distance les commandes de l’installation et effectuer les réparations devant son écran d’ordinateur. Et si l’intervention se révèle insuffisante, un technicien se rend alors sur place pour remettre l’installation en fonction manuellement. «Il arrive qu’on doive sortir la nuit», constate Juan-Carlos Aldao. Un suivi des installations et une rapidité d’intervention particulièrement appréciés par les clients. «Globalement, nous constatons très peu de défaillances, mais la surveillance que nous effectuons est un plus pour le client. Ajoutons à cela que lorsque l’on crée un nouveau réseau, les mauvaises surprises ne peuvent être complètement exclues.» A l’usage, au fil des déplacements, Maurice Camerin et Juan-Carlos Aldao remarquent que bien des avaries se produisent à l’intérieur des bâtiments, sur la partie des conduites appartenant au client. «Nous nous déplaçons parfois même lorsque nous nous doutons que l’avarie constatée n’est pas de notre responsabilité.» Cette implication fait aussi partie du travail. «Il est important que le client soit à l’aise avec son réseau de chaud et de froid, qu’il sache qu’il peut nous faire confiance et que nous sommes là en soutien. La satisfaction du client est essentielle, c’est la carte de visite du réseau pour l’avenir.»

Maurice Camerin dans la station de pompage, sur la machine qui filtre les éventuelles particules avant de distribuer l’eau sur le réseau.

LA THERMIQUE RENOUVELABLE GAGNE DU TERRAIN

Mais comment Maurice Camerin et Juan-Carlos Aldao vivent-ils GeniLac au quotidien? «C’est une fierté de travailler sur un nouveau réseau. On a vraiment l’impression d’être au cœur d’un changement. Nous avons réalisé les premiers branchements, discuté avec les premiers clients d’un mode de chauffage et de rafraîchissement qui va prendre de l’ampleur. On a l’impression de regarder droit vers l’avenir.» L’avenir, c’est la station 140 MW du Vengeron, avec son lot d’innovations, et la perspective d’alimenter des clients jusqu’à l’aéroport. Une étape cruciale qui lancera GeniLac dans une autre dimension. «Contribuer à la naissance d’un réseau aussi innovant, c’est une expérience passionnante, qui nous donnera une foule d’informations pour la suite. Car avec les perspectives d’extension, le réseau GeniLac va prendre une tout autre ampleur, et c’est passionnant.»

La chaleur et le froid grâce à l’eau du Léman

 

L’idée est simple: le réservoir d’eau est assez immense pour que ni la flore ni la faune ne soient perturbées par des rejets à quelques degrés de plus et de moins. Pour le fier Léman, le réseau GeniLac est quantité négligeable. Pour Genève, c’est une opportunité d’aller vers une thermique renouvelable. La Station du parc Barton et, bientôt, celle du Vengeron ouvrent en effet de grandes perspectives de développement. Et les clients sont de plus en plus sensibles au bilan CO2 de leurs installations. Dès lors, GeniLac a tout d’un incontournable.