Edition automne 2020

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Industrie et oiseaux cohabitent

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VIVRE

 Nature 

 

Industrie et oiseaux cohabitent

 

Le martinet noir et le faucon crécelle font partie des espèces d’oiseaux menacées en Suisse. C’est pour ces oiseaux protégés que le Centre ornithologique de réadaptation et SIG installent des nichoirs sur la halle du Bois-de-Bay, à Satigny. Les travaux d’installation débuteront cet hiver. 

 

Texte : Joëlle Loretan /// Photographies: Ali Korachi et Alain Georgy

La halle du Bois-de-Baye retraite tous les imbrûlés de l’usine des Cheneviers (40’000 tonnes par an), une activité qui génère des poussières. «La halle est aujourd’hui semi-ouverte, explique Pascal Ramaciotti, responsable de projet à SIG. Nous avons décidé de la confiner et d’installer des filtres à air, afin d’améliorer la qualité de l’air intérieur et extérieur. Au moment du dépôt d’autorisation, les autorités ont demandé à SIG de s’adresser au COR (voir encadré) pour savoir si le site était propice à l’installation de nichoirs, et la réponse a été positive.»

 

UN PASSIONNÉ PASSIONNANT

Lorsque Patrick Jacot, conseiller scientifique et ornithologue au COR, vous parle des martinets noirs et des faucons crécerelles, les deux espèces pour lesquelles des espaces de nidification seront installés, il est passionné et passionnant. Savez-vous par exemple que le martinet noir peut voler dix mois sans se poser (il détient le record du plus long vol ininterrompu enregistré par les ornithologues)? Qu’il boit, mange, se reproduit et pique même des sommes en plein vol? «Pour dormir, il monte à une altitude suffisante, puis met une partie de son cerveau en sommeil, explique Patrick Jacot. L’autre partie reste en veille et l’alerte lorsqu’il perd de l’altitude.» Et après avoir survolé le globe, il revient exactement au même endroit pour nicher. «Il entre dans son nid, un trou de 3 centimètres sur 6 dans une paroi, à une vitesse d’environ 40 à 70km/h. Il ne faut pas se rater!»

Le Centre ornithologique de réadaptation (COR)

 

Créé en 1975 à l’initiative de Patrick Jacot et quelques passionnés, le COR est une association à but non lucratif qui se consacre aux soins des oiseaux en difficulté et à la protection de l’avifaune. La quasi-totalité de l’équipe du COR s’engage de manière bénévole.

UN BIOTOPE AU TOP

Le faucon crécerelle trouvera quant à lui un environnement propice à la chasse. Le territoire qui borde la halle de mâchefer (zones agricoles, en travaux, terrains en jachère) représente en effet un potentiel nutritif non négligeable. «Chaque oiseau mange deux ou trois micromammifères* par jour; comptez-en 4 à 6 pour un couple, qui pondra en moyenne 4 œufs par nichée. Sachant qu’un jeune en mange 2 ou 3 par jour, voyez ce que cela peut représenter en termes de prédation naturelle!» On vous évite le calcul: entre 12 et 18 par jour pour une «famille». «La volonté d’installer des nichoirs est une belle initiative de SIG en faveur des oiseaux, se réjouit Patrick Jacot. Mais c’est aussi une bonne manière de réguler le nombre de rongeurs, parfois en surpopulation.» 

 

* Ensemble des mammifères de petite taille, comprenant les rongeurs (campagnols, etc.) et les insectivores (musaraignes, etc.).

SIG arborise et renature ses sites

 

SIG mène des projets en faveur de la biodiversité sur plusieurs de ses sites commerciaux et industriels (Lignon, Vessy, Versoix, Verbois...): plantation d’arbres, remplacement de surfaces goudronnées au profit de zones en biodiversité, création de passages à hérissons, aménagements spécifiques servant d’habitats pour les abeilles sauvages et autres animaux (lézards, salamandres, hérissons, etc.).