Edition été 2019

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L’ASL, pour un Léman propre

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VIVRE

 Rencontre 

 

L’ASL, pour un Léman propre

 

Dans les années 1980, l’Association pour la sauvegarde du Léman (ASL) a contribué à sauver les eaux du lac d’une eutrophisation excessive. Aujourd’hui, elle veille à les mettre à l’abri des plastiques, traque les déchets, préserve la biodiversité et éveille les consciences. 

 

Texte: Sylvie Ulmann /// Photo: Vanina Moreillon

 

 

Sensibilisation et travail sur le terrain, tels sont les deux axes de l’ASL. Transfrontalière, cette association organise une foule d’actions concrètes, comme l’opération Net’Léman. Tous les deux ans, celle-ci rassemble quelque 300 plongeurs et 700 bénévoles autour d’une tâche: ramasser les déchets sur les rives, dans les enrochements et sous l’eau. Une autre action, liée à la préservation de la biodiversité cette fois, baptisée «Halte aux renouées», cible l’arrachage de ces plantes envahissantes. Un véritable sacerdoce, puisqu’il faut retourner plusieurs années de suite sur un même site, huit à neuf fois par saison, pour venir à bout de ce néophyte invasif. «A Genève, où l’action a démarré il y a six ans, nous commençons à voir des résultats», se félicite Suzanne Mader-Feigenwinter, secrétaire générale de l’ASL. Le canton de Vaud s’est aussi lancé dans cette lutte voilà deux ans, et le Valais fait de même depuis cette année. C’est grâce aux clients Electricité Vitale Vert qui alimentent le fonds Vitale Environnement que le projet d’arrachage de la renouée du Japon, a pu être financé.

 

INFORMER ET SENSIBILISER

Au programme de l’ASL également, des actions de sensibilisation dans les écoles, ainsi que la publication de quatre éditions annuelles du bulletin Lémaniques. Chaque numéro fait le point sur un sujet lié au lac. Celui de décembre dernier s’intéressait ainsi au problème du plastique. «Une étude a démontré que quelque 50 tonnes de ce matériau finissent chaque année dans le Léman. Il y en a de toutes les tailles, de 5 à 0,001mm pour les microplastiques à moins de 0,001mm pour les nanoplastiques. Invisibles à l’œil nu, une fraction de ces matériaux échappent aux traitements opérés dans les STEP, contrairement aux macroplastiques (plus de 5mm), qui eux sont retenus», détaille-t-elle. Un problème pour la faune et la flore lémanique, évidemment. Aujourd’hui, ce type de pollution a pris le relais de l’eutrophisation, terme qui désigne une surabondance de planctons et d’algues, conséquence d’un excès de nutriments (en particulier le phosphore provenant des produits lessiviels et des engrais). Cette prolifération induit une désoxygénation des eaux due aux phosphates. «C’est pour lutter contre ce fléau que l’association a vu le jour en 1980», rappelle Suzanne Mader-Feigenwinter. Depuis, elle veille à ce que la cohabitation entre le plus grand lac de montagne d’Europe et les humains se déroule de la manière la plus équilibrée possible.

Une appli pour dire adieu aux déchets

  

Grâce à des fonds récoltés (200 contributeurs) sur la plateforme Impact de SIG (www.sig-impact.ch), l’ASL lance une application, baptisée Net’Léman. Celle-ci permet à tout un chacun de contribuer à la collecte des déchets sur les rives du lac. Les informations transmises par les participants – type de détritus (la liste en contient 300) et lieu de la récolte – seront traitées par des scientifiques à des fins pratiques. «Nous proposerons ensuite des solutions selon les résultats obtenus et effectuerons un monitoring de plusieurs années afin de suivre l’évolution de ces pollutions», explique Suzanne Mader-Feigenwinter. L’application recense également les points de tri à proximité de l’utilisateur, ainsi que des astuces pour réduire les déchets.