fr Le défi de la chaleur renouvelable

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SIG ET VOUS

GeniLac – Chantier de la station de pompage (STAP) du Vengeron.

 Coulisses 

 

Station du Vengeron

 

Le défi de la chaleur renouvelable

 

La station de pompage du Vengeron est impressionnante par ses dimensions. Une surface de 5600m2, des murs épais de 1,20m, c’est un ouvrage hors normes qui naît en bordure du Léman, sur la rive droite de Genève.

 

Texte : Michaël Perruchoud /// Photographies: Yves Bussard 

Non loin de la plage du Vengeron, un chantier bat son plein, c’est ici que sera captée l’eau du lac qui alimentera en chaleur et en froid des quartiers entiers du côté de Palexpo, de l’aéroport ou encore de l’Etang. GeniLac est la plus grande infrastructure hydro-thermique renouvelable de Suisse. Elle permet de produire du froid et de la chaleur de manière décarbonée et constitue la clé de voûte de la transition écologique sur le sol genevois.

Mais pour parvenir à tenir les objectifs et pour que le réseau fonctionne, il lui faut un cœur. Cela signifie des plans, des conduites, des entreprises de génie civil. Un véritable défi technique et, plus encore, logistique. Brice Parquet, responsable du projet, évoque le nombre d’intervenants, les discussions, la diplomatie nécessaire pour aller de l’avant: «La complexité réside aussi dans le nombre d’informations à traiter.»

Installation des pompes et des échangeurs à la station de pompage du Vengeron au cœur du réseau GeniLac.

Non loin de la plage du Vengeron, un chantier bat son plein, c’est ici que sera captée l’eau du lac qui alimentera en chaleur et en froid des quartiers entiers du côté de Palexpo, de l’aéroport ou encore de l’Etang. GeniLac est la plus grande infrastructure hydro-thermique renouvelable de Suisse. Elle permet de produire du froid et de la chaleur de manière décarbonée et constitue la clé de voûte de la transition écologique sur le sol genevois.

Mais pour parvenir à tenir les objectifs et pour que le réseau fonctionne, il lui faut un cœur. Cela signifie des plans, des conduites, des entreprises de génie civil. Un véritable défi technique et, plus encore, logistique. Brice Parquet, responsable du projet, évoque le nombre d’intervenants, les discussions, la diplomatie nécessaire pour aller de l’avant: «La complexité réside aussi dans le nombre d’informations à traiter.»

 

UNE STATION DESSINÉE ET PENSÉE EN TROIS DIMENSIONS

Sylvain Henry est technicien constructeur à SIG. Depuis 2015, temps des premiers croquis, il a peaufiné l’ensemble, en trois dimensions et en allant plus loin avec un niveau de détails très fin. «Les logiciels 3D permettent de mieux visualiser l’espace à disposition. Mon expérience dans ce domaine m’a permis de mettre à profit leur utilité sur un projet de cette taille.»

Sur cette surface imposante, chaque centimètre compte. Et si Sylvain Henry a patiemment placé vannes et pompes, il ne se contente pas de penser au chantier: c’est en effet l’après qu’il envisage lorsqu’il améliore ses croquis. «Une station de cette taille, c’est beaucoup de maintenance, et donc des collègues qui devront pouvoir travailler dans des conditions optimales. Il faut penser à eux lors de la conception des lieux.»

Un élan, une responsabilité

 

Le 13 février 2022, les Genevoises et Genevois ont voté sur le développement des réseaux thermiques structurants, et sur l’octroi de la construction et de l’exploitation dudit réseau à SIG. Le oui qu’ils ont déposé dans l’urne à plus de 79% démontre la volonté citoyenne d’aller plus loin dans la transition écologique.

Pour SIG, ce vote est un élan, un encouragement à développer ce réseau qui va changer profondément le bilan carbone du canton, mais aussi une responsabilité. En effet, la confiance des Genevoises et des Genevois témoigne de la hauteur de leurs attentes. Aussi, SIG s’engage à faire plus, à faire mieux, et à le faire dans un esprit de partenariat avec les acteurs du secteur, et notamment les chauffagistes. Car la réussite d’une transition de cette importance porte en elle le sceau de la solidarité, de la volonté de travailler ensemble pour Genève.

Non loin de la plage du Vengeron, un chantier bat son plein, c’est ici que sera captée l’eau du lac qui alimentera en chaleur et en froid des quartiers entiers du côté de Palexpo, de l’aéroport ou encore de l’Etang. GeniLac est la plus grande infrastructure hydro-thermique renouvelable de Suisse. Elle permet de produire du froid et de la chaleur de manière décarbonée et constitue la clé de voûte de la transition écologique sur le sol genevois.

Mais pour parvenir à tenir les objectifs et pour que le réseau fonctionne, il lui faut un cœur. Cela signifie des plans, des conduites, des entreprises de génie civil. Un véritable défi technique et, plus encore, logistique. Brice Parquet, responsable du projet, évoque le nombre d’intervenants, les discussions, la diplomatie nécessaire pour aller de l’avant: «La complexité réside aussi dans le nombre d’informations à traiter.»

 

UNE STATION DESSINÉE ET PENSÉE EN TROIS DIMENSIONS

Sylvain Henry est technicien constructeur à SIG. Depuis 2015, temps des premiers croquis, il a peaufiné l’ensemble, en trois dimensions et en allant plus loin avec un niveau de détails très fin. «Les logiciels 3D permettent de mieux visualiser l’espace à disposition. Mon expérience dans ce domaine m’a permis de mettre à profit leur utilité sur un projet de cette taille.»

Sur cette surface imposante, chaque centimètre compte. Et si Sylvain Henry a patiemment placé vannes et pompes, il ne se contente pas de penser au chantier: c’est en effet l’après qu’il envisage lorsqu’il améliore ses croquis. «Une station de cette taille, c’est beaucoup de maintenance, et donc des collègues qui devront pouvoir travailler dans des conditions optimales. Il faut penser à eux lors de la conception des lieux.»

 

LA COMPLEXITÉ DANS L’AGENDA

Mais les plans, même en 3D, se doivent d’être confrontés à l’épreuve du chantier, aux nombreux intervenants qui cohabitent sur le site du Vengeron. Brice Parquet indique qu’il n’est pas rare que plus de 50 personnes se retrouvent sur le chantier. Parmi elles, Danielle Bihl, responsable de toute la partie hydromécanique du chantier. Elle pense vannes, pompes, soupapes, clapets, et ce depuis la phase de soumission. Le type d’équipement est choisi en fonction de la température, de la pression et de nombreuses autres exigences qui font l’objet d’un cahier des charges. Ensuite, il s’agit de comparer les fournisseurs et de passer les commandes.

«Il fallait penser chaque action pour assurer la sécurité des différents corps de métier.»

 

Danielle Bihl

Sur un chantier de cette taille, le travail ne s’arrête évidemment pas là. Toute action exige un suivi rigoureux. Le planning de livraison du matériel et d’intervention des différentes entreprises est essentiel. «Nous avons privilégié la coactivité», explique Brice Parquet. «Généralement, image Danielle Bihl, on construit étape par étape: les fondations, les murs, les toits, puis les infrastructures intérieures (conduites d’eau) et les vitrages. Au Vengeron, nous avons avancé de manière globale pour les équipements de gros volumes.» De là un soin tout particulier qui a dû être apporté à la gestion de l’agenda: «Il fallait penser chaque action pour assurer la bonne sécurité des différents corps de métier. Et puis il y avait aussi la question du stockage.» Danielle Bihl évoque la quantité de matériel nécessaire et la place réduite disponible à proximité du chantier, à savoir le petit périmètre situé entre la plage et la route de Chambésy. Un casse-tête façon Tetris qui s’étire sur les mois et qui «meuble quelques insomnies».

Mais le chantier va bon train, porté à la fois par l’esprit d’équipe au sein de SIG et l’implication des entreprises partenaires. Sont-elles motivées parce qu’elles travaillent sur un changement de paradigme énergétique? «Je ne pourrais pas parler pour les intervenants extérieurs, mais il est vrai que je sens une très grande implication, rapporte Danielle Bihl. J’ai quitté mes fonctions dans le monde de la chimie par conviction personnelle. En travaillant pour GeniLac, j’ai l’impression de faire quelque chose d’utile pour l’environnement, pour les générations futures. Et quand je parle de mon travail autour de moi, l’enthousiasme est unanime.» 

LE CHANTIER N’A PAS PÂTI DE LA CRISE SANITAIRE

Et que dire du Covid, puisque les mesures sanitaires se sont invitées durant les travaux? Etonnamment, nos interlocuteurs partagent le même avis: la pandémie aura eu peu d’effets sur la réalisation de la station de pompage du Vengeron. Sinon que, pour faire face aux pénuries possibles de matériel, aux délais de livraison allant grandissant, les commandes ont été réalisées plus tôt. Toute mauvaise surprise a ainsi été évitée. Et les délais ont pu être respectés.

Dailleurs, où en sommes-nous? La partie hydromécanique devrait se terminer à l’été, et la station devrait être opérationnelle en 2023. Si les voyants sont au vert, Brice Parquet, Danielle Bihl et Sylvain Henry passent encore de nombreuses journées sur les lieux. Les entreprises qui travaillent sur le chantier sont aguerries, mais pour elles aussi la taille du chantier est exceptionnelle. «Une station de cette taille-là, il y en a une à Toronto, une autre en Nouvelle-Zélande, nous explique Danielle Bihl, mais en Europe, on n’en connaît pas d’équivalent.» Les pompes, le diamètre des conduites obligent à tout voir en grand et mettent les contributeurs au défi. Pourtant, les actrices et acteurs principaux du projet n’en tirent pas de fierté particulière: «C’est un travail collectif, il n’y a pas de vanité personnelle à en tirer», souligne Brice Parquet.

Sur le chantier du Vengeron, l’heure n’est pas au relâchement. Et l’opiniâtreté et la modestie sont les maîtres mots pour évoquer cet ouvrage qui incite pourtant chacun et chacune à voir grand.

Un élan, une responsabilité

 

Le 13 février 2022, les Genevoises et Genevois ont voté sur le développement des réseaux thermiques structurants, et sur l’octroi de la construction et de l’exploitation dudit réseau à SIG. Le oui qu’ils ont déposé dans l’urne à plus de 79% démontre la volonté citoyenne d’aller plus loin dans la transition écologique.

Pour SIG, ce vote est un élan, un encouragement à développer ce réseau qui va changer profondément le bilan carbone du canton, mais aussi une responsabilité. En effet, la confiance des Genevoises et des Genevois témoigne de la hauteur de leurs attentes. Aussi, SIG s’engage à faire plus, à faire mieux, et à le faire dans un esprit de partenariat avec les acteurs du secteur, et notamment les chauffagistes. Car la réussite d’une transition de cette importance porte en elle le sceau de la solidarité, de la volonté de travailler ensemble pour Genève.