fr L’eau, un bien précieux à préserver

Edition automne 2022

En bref

Nouvelles du développement durable et actualités SIG

En bref - Sommaire

Innovation

GoH! roule pour l’hydrogène vert

GOH - Sommaire

Eco-responsable

Réinventer demain grâce à nos déchets

Déchets - Sommaire

Coulisses

énergie: Genève se prépare à une possible pénurie

Pénurie - Sommaire

Partenaires

SIG au cœur de la vie locale

Partenaires - Sommaire

Parole de client

L’Organisation météorologique mondiale rend son siège plus vert

OMM - Sommaire

Rencontre

«Histoires de Genève», les mille visages d’une ville

Rencontre - Sommaire

Nature

L’eau, un bien précieux à préserver

Nature - Sommaire

Saveurs

Des crêpes qui dépotent

Saveurs - Sommaire

Agenda

Agenda - Sommaire

vivre

NATURE

L’eau, un bien précieux à préserver

La sécheresse qui a sévi cet été a démontré l’importance de l’eau dans notre quotidien. Si de lourdes restrictions n’ont pas été nécessaires à Genève, la sensibilisation s’avère plus que jamais indispensable. Nous vous proposons quelques pistes faciles à suivre pour économiser cette ressource.

Textes: Isabelle Chappatte - Illustration: Adobe Stock

Interdiction de laver sa voiture, de remplir sa piscine, mise à l’arrêt des fontaines… Les restrictions ont plu cet été, à l’inverse de la météo. Genève a pour ainsi dire fait
figure d’exception en Suisse romande. Le canton bénéficie d’une situation enviable en termes d’approvisionnement en eau potable, puisque le Léman pourvoit à l’essentiel de ses besoins. Mais au niveau pédagogique, cela peut être un désavantage. «La population peine à croire qu’il va falloir se restreindre, alors qu’elle n’a pas eu à ressentir de privation», souligne Gilles Mulhauser, directeur général de l’Office cantonal de l’eau (OCEau). La sensibilisation a donc un rôle essentiel à jouer dans une prise de conscience.

 

Le programme cantonal «Oh mon eau!» va s’étoffer dès le printemps 2023. Lancé en 2018, il ciblait alors un aspect qualitatif de l’eau. À la suite d’un sondage, il était apparu que certaines pratiques avaient encore cours, à l’image du traitement réservé à l’huile de friture: 15% des Genevois et Genevoises s’en débarrassaient dans leur évier. De courts spots vidéo ont servi à expliquer au public des gestes aquaresponsables. Il s’agissait de rappeler la pollution induite par les médicaments jetés dans les WC ou le cycle de l’eau.

 

De l’eau potable partout

La sécheresse a mis en lumière le fait que beaucoup n’ont pas connaissance de l’usage fait de l’eau potable, selon Gilles Mulhauser: «Cette même eau, traitée et distribuée pour être bue au robinet, sert aussi à irriguer les champs, à laver sa voiture ou à arroser son jardin. À l’heure actuelle, il n’existe pas de réseau d’eaux brutes (non traitées, issues par exemple du lac ou des pluies) pour cet usage.» Le développement d’un tel réseau dans un sous-sol déjà très encombré n’est pas simple, demanderait une série d’autorisations et des budgets colossaux. Il faut donc pour l’instant miser sur les économies d’eau potable.

 

Cette approche axée sur la quantité sera l’objet du nouveau volet de «Oh mon eau!». «Nous souhaitons mener cette campagne en collaboration avec SIG, pour une communication conjointe et complémentaire, note Gilles Mulhauser. Par ailleurs, l’OCEau et SIG étudient les conséquences de la sécheresse: il apparaît d’ores et déjà que les cours d’eau du canton ont énormément souffert de cet été caniculaire, et que les besoins de l’agriculture ont été renforcés. Le bilan permettra de définir les meilleures mesures à prendre à l’avenir.»

 

www.ohmoneau.ge.ch

POURQUOI PRÉFÉRER L’EAU DU ROBINET?

L’Eau de Genève est locale. Elle provient essentiellement des eaux de surface, en particulier du lac (90%), et en moindre proportion des nappes phréatiques (10%). Pas de transport, pas d’emballage ni de conditionnement… elle est 1000 fois plus écologique que l’eau en bouteille (source: Bilan carbone Eau de Genève 2020, Maneco) et entre 100 et 500 fois plus économique. En termes d’émissions, une bouteille de PET produit 0,18 kg de CO2 pour 1 dl, contre seulement 0,0004 kg pour une carafe d’eau du robinet. Côté qualité, l’Eau de Genève est contrôlée en permanence par le laboratoire SIG et contient des sels minéraux, avec une composition comparable à celle de certaines eaux en bouteille. Les tests réguliers par des goûteurs et goûteuses d’eau contribuent par ailleurs à assurer un goût aussi constant que possible.

Quelques gestes aquaresponsables

  • Prendre une douche courte plutôt qu’un bain permet de réduire jusqu’à 10 fois sa consommation d’eau.
  • Ne pas jeter n’importe quoi dans les toilettes! Tampons hygiéniques et autres cotons-tiges doivent être mis à la poubelle, et les médicaments ramenés à la pharmacie.
  • Réparer les fuites. Un robinet qui coule consomme 4 litres d’eau par heure.
  • Au jardin, éviter d’arroser aux heures chaudes pour réduire les pertes dues à l’évaporation, et installer un récupérateur d’eau de pluie.
  • Ne pas déverser de produits chimiques ou autres mégots dans les grilles d’égouts. Ces eaux rejoignent directement les rivières.