fr Nouveau hub de l’économie circulaire

Edition automne 2021

En bref

Nouvelles du développement durable et actualités SIG

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Innovation

Une piste cyclable transformée en centrale solaire

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Eco-responsable

Nouveau hub de l’économie circulaire

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Rencontre

Impact donne du sens à l’économie genevoise

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SIG et vous

Le Pacte climatique: plus vite vers la transition énergétique

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SIG et vous

Les Laiteries Réunies poursuivent leur engagement durable

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SIG au cœur de la vie locale

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Nature

Sur La Parcelle, on partage et on échange

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Saveurs

enFaim: une cuisine aux mille parfums

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Agenda

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IDÉES DURABLES

 Eco-responsable 

 

Au cœur de l’atelier

 

Ouverte depuis quelques mois aux Charmilles, la MACO propose de repenser concrètement notre rapport à la consommation et à la production d’objets en tout genre. Un lieu hybride qui doit permettre à tous et toutes d’agir et de contribuer au paradigme économique, social et culturel de la transition écologique. Visite guidée.

 

Texte: Thomas Pfefferlé /// Photos: Pierre Vogel

 

 

Si pour certain·es l’économie circulaire évoque surtout une notion théorique, la MACO permet de la mettre en pratique. Initié par la Ville de Genève, cet espace médiateur du quartier des Charmilles et de ses acteurs économiques, académiques et sociaux, voit grand. Sur 1200m2 répartis sur deux niveaux, le lieu concrétise les dynamiques d’un système de production et de consommation plus vertueux. En fédérant par ailleurs les actions menées par différentes associations genevoises, sans oublier diverses organisations industrielles, la MACO incarne les efforts entrepris et soutenus par la Ville dans l’optique de favoriser la transition énergétique et l’économie durable.

«Concrètement, le lieu est élaboré à partir d’une ingénieuse articulation autour de deux pôles: la ressourcerie et la fabrique. Une manière de donner corps aux concepts d’emprunt, de troc, d’upcycling, de formation et de fabrication artisanale ou technologique pertinente», détaille Julien Rey, coordinateur du projet. Installée depuis quelques mois dans un ancien bâtiment industriel de la ville, l’association faîtière de la MACO est prête à déployer son activité à plus large échelle.

 

S’APPROVISIONNER DIFFÉREMMENT

Au rez-de-chaussée, autour de l’accueil et des places de coworking, l’espace est donc dédié aux ressources. Trois associations y évoluent autour de ce même thème. On y trouve notamment Matériuum, qui propose des matériaux et objets revalorisés. Bois, métal, tissus, quincaillerie ou encore éléments de décoration sont ainsi récupérés par l’association pour être catalogués et revendus entre 30 et 50% moins cher que sur le marché. «Plus que le prix, l’intérêt de la démarche consiste surtout à réemployer des matériaux pour leur donner une seconde vie plutôt que de les recycler ou de les incinérer», souligne Julien Rey.

A côté, la coopérative La Manivelle propose d’emprunter différents outils et des appareils électroménagers ou destinés à l’événementiel. De la perceuse à la machine à pop-corn, elle offre un accès à tout son catalogue par l’intermédiaire d’un abonnement annuel. Enfin, le rez-de-chaussée est complété par Sipy, qui promeut le troc d’habits. Là aussi, un abonnement annuel donne droit à la récupération de vêtements contre l’apport d’autant d’autres.

 

FABRIQUER DIFFÉREMMENT

En montant à l’étage, on accède au deuxième pôle, celui dédié à la fabrication. Le visiteur y trouve un parc de machines mises à sa dispo-sition, mais aussi et surtout des formations données par des professionnel·les pour apprendre à se servir de ces outils et technologies.

L’association Onl’fait y est notamment présente avec son Fab Lab technologique et écologique. Imprimante 3D ou encore découpeuse laser sont mises à la disposition du grand public, qui peut utiliser ces ressources après des sessions de formation pour découvrir comment s’en servir. Un centre de bricolage autonome encadré par Le Grand Atelier permet en outre de travailler le bois, le métal ou encore de faire de la mécanique vélo. Une permanence y est assurée du mardi au vendredi de 12h à 18h. «Ces espaces permettent justement d’offrir une continuité entre la ressourcerie du rez et la fabrication ou le prototypage de divers objets et projets à l’étage», poursuit le coordinateur.

L’espace fabrication comprend encore Glitter, un atelier d’upcycling qui dispose de machines permettant de transformer des déchets plastiques en copeaux pour les mouler ensuite en divers produits de réemploi. Et Au fil du geste, un atelier autonome de couture et création textile, permet de tisser des liens avec le troc à vêtements du rez, ainsi que potentiellement avec la section mode de la HEAD Genève, voisine du lieu.

Avec le soutien de SIG

 

Dans le cadre de son programme éco21, destiné à aider les initiatives permettant de réduire la consommation, SIG a décidé de soutenir l’association faîtière de la MACO. «Ce qui leur a d’ailleurs demandé de faire preuve d’un bel esprit d’innovation, puisque SIG a dû adapter son modèle, plutôt calqué sur des économies industrielles de grande envergure, à la réalité de nos activités menées à plus petite échelle», souligne Julien Rey, coordinateur du projet. «Le soutien d’un acteur tel que SIG représente aussi une belle reconnaissance et une grande motivation pour nous.»

NOUVELLES SYNERGIES ÉCONOMIQUES

Outre son impact fédérateur auprès du grand public et des milieux associatifs, la MACO est également parvenue à convaincre différents acteurs de l’industrie. Des synergies qui se reflètent par ailleurs à l’échelle de la zone artisanale des Charmilles. Sur place, environ 70 entreprises sont installées, dont sept menuiseries. Pour elles, les infrastructures ainsi que les prestations en matière de formation offertes par la MACO raisonnent avec leurs activités. Car le nouveau modèle proposé par l’association, notamment basé sur la mutualisation des ressources, insuffle un nouvel élan dans la zone industrielle.

Entre artisanat, organismes académiques, industries et habitant·es, des lieux tels que la MACO pourraient bien permettre de tisser le lien social fédérateur nécessaire à la transition écologique. En redéfinissant la notion de circuit court pour évoluer à l’échelle d’un quartier, voire d’une ville, le modèle est amené à se développer. Certaines associations genevoises membres du projet sont d’ailleurs en train de considérer une implantation supplémentaire en région lausannoise pour reproduire, toujours à une échelle locale, le modèle testé au sein de la MACO.

Découpe laser, installations CNC ou encore impression 3D: les femmes aussi

 

Si les outils technologiques mis à disposition dans l’espace du Fab Lab Onl’fait évoquent souvent des stéréotypes plutôt masculins, la cofondatrice Cristina Olivotto entend bien faire évoluer les mentalités. Pour permettre aux femmes de s’approprier ces technologies numériques, Onl’fait organise des ateliers qui leur sont spécifiquement dédiés. Objectif: apprendre la programmation et l’utilisation d’une découpeuse laser, de fraiseuses ou encore d’imprimantes 3D dans le secteur du design et de la mode. Ces formations, qui ont lieu à la MACO, s’inscrivent par ailleurs dans le cadre du programme européen Shemakes, réunissant d’autres Fab Labs et organisations. «Ces ateliers ont pour but de montrer aux femmes que ces technologies s’avèrent également très pertinentes dans le milieu artistique du design», souligne Cristina Olivotto. «Nous proposons des sessions pour différentes tranches d’âge, en permettant ainsi aux jeunes, aux étudiantes ou encore aux professionnelles de découvrir ces outils et de se perfectionner dans leur utilisation.»

Informations et inscriptions:

Association Onl’fait

077 405 81 85

Programme européen Shemakes

Association la MACO

Chemin des Sports 87, Genève

022 727 60 00