Edition automne 2020

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Innovation

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Un vélo «made in Genève»

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VIVRE

 Rencontre 

 

Un vélo «made in Genève»

 

Le truc de Romain Pithion, ce sont les vélos vintage. Dans son petit atelier situé à Carouge, il en propose des neufs à la vente, mais il en retape aussi, selon les envies de ses client·es. En début d’année, il a mis au point le Class’Hy, un vélo hybride qui allie le charme du rétro et la technologie d’aujourd’hui.

 

Texte : Joëlle Loretan /// Photographies: Guillaume Megevand

 

 

Ce n’est ni un vélo électrique, ni un vélo de route. Ce prototype est le croisement parfait entre les deux, d’où son nom, Class’Hy (classique/hybride). «Au début, je ne pensais pas vendre de vélos électriques. Je les trouvais lourds, compliqués et pas très beaux. Mais de plus en plus de gens m’en demandaient, alors j’ai essayé de répondre aux attentes en proposant un vélo qui combine le côté artisanal et rétro tout en misant sur l’aspect local.»

 

UN VIEUX-JEUNE VÉLO

Romain démarre alors la fabrication d’un prototype, en partenariat avec un des rares cadreurs encore en activité à Genève*. «L’idée était de se baser sur l’approche de l’époque, avec un cadre fin et des tubes en acier léger, que l’on ne trouve d’ailleurs presque plus maintenant, mais avec des freins et un roulement modernes.» Romain trouve le fabricant de moteurs qu’il lui faut en Italie. «Ce moteur est à la fois high-tech et assez simple à réparer; c’est ce que je cherchais. Je n’ai toutefois pas trouvé de fournisseur plus proche. Mais tout est assemblé dans mon atelier.» Le Class’Hy atteint les 25km/h, une vitesse adaptée à l’environnement urbain. «Je suis un convaincu du vélo en tant que moyen de locomotion dans les villes. C’est l’avenir, le meilleur moyen individuel de se déplacer.»

 

AUSSI LÉGER QU’UN AUTRE

Alors que les vélos électriques affichent des poids allant de 17 à 25kg, le Class’Hy concurrence aisément les vélos de ville (sans assistance électrique donc). Sur la balance, il ne dépasse pas les 14kg! Côté prix, la facture reste en deçà des modèles ressemblants que Romain a pu voir à l’étranger, puisqu’il est le seul à proposer ce produit en Suisse. «L’entrée de prix est de 4200 francs, et j’en ai vu qui coûtait deux à trois fois plus cher. Alors, c’est certain, mon vélo reste un produit de niche pour les personnes sensibles au travail artisanal et local.» Et ses défauts, à ce vélo? «Par rapport à un vélo électrique standard, il n’en a qu’un: le fait qu’il est trop beau pour être attaché dans la rue!» plaisante Romain. «Plus sérieusement, comme tous les produits tout-en-un, il y a quelques contreparties: l’autonomie est moindre et vous devez recharger la batterie directement sur le vélo.» Mais ce mécanicien de formation prépare déjà le prototype suivant. «Je travaille sur un moteur à récupération d’énergie optimisée, avec mode de recharge continu. L’autonomie sera quasi infinie. Selon le trajet, vous ne rechargerez presque jamais votre vélo.»